Récit

Epstein, le monstre de la « finance de l’ombre »

Samedi 27 décembre 2025

Une vaste enquête du « New York Times » sur Jeffrey Epstein révèle une carrière ascensionnelle faite de mensonges et coups bas pour amasser une fortune à Wall Street, puis dans la « finance de l’ombre », celle des paradis fiscaux.

Par Nessim Aït-Kacimi Publié le 27 déc. 2025 à 08:34Mis à jour le 27 déc. 2025 à 08:41

Le prédateur sexuel Jeffrey Epstein était aussi un escroc manipulateur et charismatique. Sa fortune, acquise à Wall Street et dans le conseil financier, le rendait selon lui intouchable. Son carnet d’adresses révélé par les dossiers Epstein, divulgués par l’administration Trump, inclut des présidents, artistes, chefs d’entreprise, financiers. Une longue enquête du « New York Times » lève le voile sur la carrière financière du matricule 76318-054 qui a été retrouvé mort dans sa cellule à l’été 2019.

En 1980, ce professeur de maths qui s’ennuie débute sa carrière à Wall Street chez Bear Stearns, la banque qui sera sauvée in extremis de la faillite en 2008 et rachetée par JP Morgan. Ace Greenberg, un associé de la firme, le prend sous son aile. Jeffrey est rappelé à l’ordre pour ses notes de frais déraisonnables et tancé pour avoir menti sur son CV. Le gendarme de Wall Street le soupçonne de délit d’initiés, sans parvenir à le prouver, et son employeur le met à pied pour une infraction lors d’une introduction en Bourse. Lire la suite.

Revenir en haut