Jeffrey Epstein n’était pas le chef d’un complot mais l’entremetteur d’une aristocratie mondialisée

Samedi 1er août 2026

Un complot suppose un centre de décision, un plan concerté, une volonté commune. Alors que la mort, le 20 juillet, de Daniel Siad, un des complices du pédocriminel ravive les récits conspirationnistes, les Epstein Files montrent autre chose : le fonctionnement ordinaire d’une élite transnationale dont il était l’intermédiaire.

Par Christian Salmon Publié aujourd’hui à 8h45

Les récits complotistes prospèrent toujours sur les questions laissées sans réponse. Il ne suffit pas de les dénoncer ; encore faut-il leur opposer un récit capable de donner du sens aux faits.

La correspondance d’Epstein dessine la cartographie d’une aristocratie mondialisée où se croisent les noms de Peter Thiel, Steve Bannon, Ehud Barak, Elon Musk, Oleg Deripaska, Peter Mandelson et bien d’autres noms de l’élite mondiale. Quoi de commun entre des financiers de Wall Street, des milliardaires de la Silicon Valley, des producteurs de Hollywood, des anciens chefs d’Etat, des conseillers politiques, des artistes, des universitaires, des philanthropes et des patrons d’agence de mannequins suspects d’un trafic transnational de jeunes filles ? Lire la suite.

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