Par Julien Bouissou Publié aujourd’hui à 17h00, modifié à 17h59
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Ce fut l’une des premières mesures prises par les opposants à la junte birmane après le coup d’Etat militaire du 1er février 2021 : l’interdiction de la marque de bière Dagon, propriété de Myanmar Economic Corporation (MEC), un conglomérat contrôlé par l’armée birmane. Des milices de l’Organisation de l’indépendance kachin avaient même décidé de détruire tous les stocks et de fouiller les véhicules de la région pour que cette bière ne soit pas vendue clandestinement. Le régime birman riposta en demandant à tous les bars placés sous son administration de servir la Dagon, menaçant même de représailles ceux qui ne l’auraient pas en stock.
En Birmanie, la bière est bien plus qu’une simple boisson houblonnée : elle est devenue un marqueur d’allégeance. Les opposants à la junte étaient pourtant loin d’imaginer qu’elle finirait un jour couverte d’honneurs à Paris, sous les ors du Quai d’Orsay. Selon les informations du Monde et du magazine belge Knack, c’est dans les salons où la diplomatie française appelait encore, ces derniers mois, à la libération de l’opposante Aung San Suu Kyi et à la fin des bombardements contre les civils, que des employés d’une filiale de MEC, sous sanctions européennes, ont reçu leurs récompenses sous les applaudissements de quelques centaines de quelques centaines de participants. Lire la suite.