Par Cyril Bensimon Publié hier à 19h17, modifié à 10h01
Dissolution au profit d’un clone ou d’un concurrent, reprise en main par le Kremlin qui lui avait jusque-là largement délégué sa politique d’expansion en Afrique, ou statu quo ? Les conséquences de la révolte, les 23 et 24 juin, d’Evgueni Prigojine sur le déploiement de Wagner en Afrique ne sont pas encore mesurables. Une première indication est cependant venue, lundi 26 juin, de Sergueï Lavrov. Le chef de la diplomatie russe a assuré, sur la chaîne de télévision RT, que le travail de ces mercenaires « va bien sûr continuer » au Mali et en RCA, deux pays « amis » qui, après avoir été « abandonnés » par l’Europe et la France, se sont tournés vers Wagner pour la formation de leurs soldats et « assurer la sécurité de leurs dirigeants ».
A Bamako comme à Bangui, où l’on ne reconnaît jusque-là que la présence d’« instructeurs russes », la mutinerie d’Evgueni Prigojine a inévitablement été suivie avec une certaine inquiétude dans les cercles du pouvoir. Lire la suite.