Anne Barrat Publié le 17 juillet 2023 à 19:55. Modifié le 18 juillet 2023 à 06:58.
« La réponse aux actions agressives de pays inamicaux », selon les termes du porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, a visé ce week-end le géant français de l’agroalimentaire Danone ainsi que les brasseries Baltika, la filiale russe du danois Carlsberg. Elle a pris la forme d’une « saisie provisoire » des actifs dont la gestion a été placée sous la supervision de l’agence fédérale russe des participations, Rosimouchtchestvo. Cette mesure a pris de court Danone et Carlsberg, toutes deux engagées dans un processus de cession de leurs actifs en Russie, avancé dans le cas de la seconde.
Vendre, tel était le point commun de Carlsberg, Danone, Fortum et Uniper. Nombre d’entreprises suisses ont adopté une autre stratégie depuis le début du conflit avec l’Ukraine : rester tout en respectant les sanctions européennes. Une différence fondamentale, aux fondements juridiques, qui les a jusqu’à présent protégées des représailles prises par le Kremlin en réponse aux sanctions américano-européennes. Lire la suite.