L’universitaire ghanéen Emmanuel Saboro : « Le vote des Nations unies sur l’esclavage n’est pas la fin de l’histoire »

Dimanche 3 mai 2026

Le vote des Nations unies qui reconnaît, malgré l’abstention de la France, la traite transatlantique comme « le plus grave crime contre l’humanité », continue de nourrir débats et désaccords. Entretien avec Emmanuel Saboro, spécialiste de la traite au Ghana, pays à l’initiative du texte pour l’obtention de réparations.

Ludovic Lamant 2 mai 2026 à 18h45

L’onde de choc continue de se répandre. La résolution portée par le Ghana à l’Assemblée générale des Nations unies, qui fait de l’esclavage et de la traite transatlantique « le plus grave crime contre l’humanité », a été adoptée fin mars à une majorité écrasante : 123 pour, 52 abstentions (dont l’ensemble des pays membres de l’Union européenne et le Royaume-Uni) et trois contre (Argentine, États-Unis, Israël). À l’exception de deux pays africains qui n’ont pas pris part au vote (le Bénin et Madagascar), les pays de l’Union africaine ont tous fait bloc derrière le Ghana Lire la suite.

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