Russie : la sortie des banques européennes vire au bras de fer

Mercredi 28 août 2024

A compter du 1 er septembre, la BCE exige des banques européennes encore actives en Russie qu’elles mettent fin à leurs paiements internationaux. Un coup de pression qui envenime les relations avec les entreprises russes mais aussi occidentales. La banque italienne UniCredit conteste en justice.

Par Anne Drif Publié le 28 août 2024 à 07:00 Mis à jour le 28 août 2024 à 07:01

Gros coup de pression pour sortir le cash de Russie. A compter du 1er septembre, la BCE exige des banques européennes encore actives dans ce pays qu’elles interrompent leurs paiements internationaux. Conséquence : en pleine torpeur estivale, Raiffeisen (RBI), la banque européenne la plus active en Russie, a adressé un mail à ses clients pour annoncer qu’elle coupera les flux en provenance de Russie sous quinze jours. Ses activités seront restreintes « à un nombre limité de clients sélectionnés selon les critères imposés par la BCE », a justifié le groupe autrichien dans son courrier.

Une décision qui touche durement les entreprises occidentales encore présentes en Russie. Selon le décompte du KSE Institute, une entité de l’université d’économie de Kiev, elles sont encore au nombre de 1.674, dont près de 90 sont françaises, comme Auchan et Leroy Merlin. « La plupart des grands groupes français de secteurs épargnés par les sanctions, comme la santé ou l’agroalimentaire, travaillent avec RBI », explique un membre de l’Association française des trésoriers d’entreprises (AFTE). Lire la suite.

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