Par Laurent Léger Publié le 21/10/2026 à 5h51
Bon courage au tribunal de Marseille. A partir de ce mercredi 21 octobre et jusqu’au 30 octobre, il devra juger huit protagonistes dans une affaire financière d’« abus de confiance », de « blanchiment aggravé » et de « blanchiment d’argent en bande organisée », les faits datant de la fin des années 2000, autant dire de la préhistoire judiciaire. La faute aux innombrables investigations lancées dans d’opaques paradis fiscaux, dont certaines se sont heurtées à des refus de coopération, aux multiples recours, qui ont étiré le temps, aux explications savamment embrouillées des uns et des autres, aux écrans de fumée apparus de toute part.
Mais le casting rend piquante une audience qui intervient neuf ans après la fin des investigations, avec la présence sur le banc des prévenus d’un influent homme d’affaires corse, d’un financier français installé à Abou Dhabi, d’un collecteur de cash, de banques dont les pratiques ont permis, selon l’enquête, le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale. Sans oublier que tous les suspects veulent régler leurs comptes avec le plaignant, un oligarque russe, et que l’ensemble des protagonistes, partie civile comprise, sont accros aux paradis fiscaux. Du Panama aux Bahamas en passant par le Luxembourg et la Suisse, le tribunal va voyager… Lire la suite.