L’arrivée de Pierre-André Imbert à l’Elysée ouvre la voie de la Banque de France à Emmanuel Moulin

Jeudi 30 avril 2026

L’ambassadeur de France en Australie va prendre le poste de secrétaire général de l’Elysée à compter de lundi, selon un décret paru ce jeudi au Journal officiel. Il succédera à Emmanuel Moulin, qui convoite la tête de la Banque de France.

Par Les Echos Publié le 30 avr. 2026 à 07:25Mis à jour le 30 avr. 2026 à 07:35

[…] Cette arrivée dégage la voie à la candidature d’Emmanuel Moulin au poste de gouverneur de la Banque de France que quittera en juin François Villeroy de Galhau.

Hasard du calendrier, son arrivée à l’Elysée coïncidera avec la traditionnelle lettre que le gouverneur de la Banque de France fait parvenir au président de la République. La dernière adressée au chef de l’Etat par François Villeroy de Galhau.

Deux autres candidates pressenties à la Banque de France

Avec la publication de ce décret, Emmanuel Moulin, un proche d’Emmanuel Macron, peut désormais se lancer officiellement dans la course pour prendre la très stratégique fonction de gouverneur de la Banque de France. Un poste pour lequel il fait figure de favori même si deux autres candidates sont aussi pressenties (Marie-Anne Barbat-Layani, présidente de l’Autorité des marchés financiers, et d’Odile Renaud-Basso, présidente de la Berd). Ces dernières ont aussi été formellement auditionnées par le ministre de l’Economie Roland Lescure.

Pour être nommé à la tête de la Banque de France, le numéro deux de l’Elysée devra, en tout état de cause et en vertu de l’article 13 de la Constitution, obtenir le feu vert des commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat après avoir été auditionné. Pour cela, il faudra que les trois cinquièmes des votants, sur l’ensemble des suffrages exprimés, n’émettent pas d’opposition.

Le mandat du futur gouverneur de la Banque de France, qui siégera au conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) comme ses homologues des vingt autres pays de la zone euro, courra jusqu’en juin 2032, soit au-delà de celui du prochain président de la République.

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