Entretien

Gabriel Zucman, économiste : « Le coût politique de voter contre un impôt minimum sur les très grandes fortunes est devenu trop élevé »

Vendredi 21 février 2025

Alors que les députés ont adopté l’impôt minimal sur le patrimoine des milliardaires, l’inspirateur de cette mesure se montre optimiste quant au vote de cette mesure au Sénat et qualifie de « tartufferie fiscale » le dispositif anti-optimisation imaginé par le gouvernement.

par Anne-Sophie Lechevallier publié aujourd’hui à 19h21

Une étape de franchie. Jeudi soir, les députés ont largement voté, à 116 voix, contre 39, la proposition de loi des Ecologistes visant à instaurer un impôt plancher de 2 % sur le patrimoine des ultra-riches. Ce dispositif concernerait, selon les rapportrices Clémentine Autain et Eva Sas, 1 800 personnes (0,01 % des contribuables) et rapporterait de 15 à 25 milliards d’euros. Il est directement inspiré des travaux de l’économiste français Gabriel Zucman, qui a travaillé l’an dernier aux réflexions du G20 sur impôt minimal mondial. Et doit rencontrer la semaine prochaine à Bercy les deux ministres Eric Lombart et Amélie de Montchalin. Ce spécialiste de l’interaction entre politique fiscale et inégalités, professeur à l’université de Berkeley en Californie et à l’Ecole d’économie de Paris revient pour Libération sur la portée de l’adoption de ce texte à l’Assemblée nationale. Lire la suite.

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