En Suisse, la financiarisation du négoce de matières premières induit une « opacité accrue », prévient une étude de l’Académie suisse des sciences naturelles

Jeudi 11 juin 2026

L’étude la « plus complète à ce jour » montre que les firmes établies à Genève ou Zoug dominent l’activité qui se déploie dans un cadre réglementaire jugé insuffisant en dépit des risques. Les sociétés ont notamment profité des règles appliquées aux banques pour se financiariser et accroître leurs marges

Marc Guéniat Publié le 10 juin 2026 à 10:30. / Modifié le 11 juin 2026 à 09:02. 5 min. de lecture

Le négoce de matières premières joue un rôle déterminant dans l’économie mondiale. Entre Genève, Zoug et Lugano, la Suisse forme l’un des principaux centres de cette activité consistant à acheter et vendre hydrocarbures, minerais et denrées agricoles. Un « hub » d’importance internationale qui classe le pays au premier rang dans le commerce de pétrole brut, de fer, de cuivre, de café ou de blé. Pourtant, il a fallu attendre ce mercredi pour qu’une étude scientifique – la « plus complète à ce jour », disent ses auteurs – dresse un état des lieux palliant l’insuffisance de la recherche. L’Académie suisse des sciences naturelles (SCNAT) vient combler cette lacune en publiant un rapport de 87 pages sur l’importance, l’influence et l’évolution de ce secteur, sans oublier le cadre réglementaire dans lequel il se déploie. Lire la suite.

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