En Guinée équatoriale, les rapports sulfureux de la société portugaise Zagope avec le régime Obiang

Vendredi 9 mai 2025

Pendant près de dix ans, l’entreprise de BTP a reversé une partie des gains générés par les contrats passés avec l’Etat à la Somagui, une compagnie d’exploitation forestière contrôlée par « Teodorin », le fils du président.

Par Pierre Lepidi (avec Micael Pereira (Expresso), Mocache Massoko (Diario Rombe), Allan de Abreu (revista piaui), Jesus Escudero et Delphine Reuter (ICIJ)) Publié aujourd’hui à 11h00, modifié à 12h06

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Lorsque la société portugaise Zagope s’installe en Guinée équatoriale, en avril 2016, les contrats s’annoncent prometteurs. Dans ce pays d’Afrique centrale peuplé de 1,6 million d’habitants, les pétrodollars coulent à flots depuis le milieu des années 1970 et l’entreprise, spécialisée dans le bâtiment et les travaux publics, souhaite se développer en Afrique. Selon les documents du registre du commerce de Malabo que Le Monde et ses partenaires du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) ont consultés, Zagope a été immatriculée avec un capital de départ de 10 millions de francs CFA (environ 15 240 euros).

Le climat des affaires incite toutefois à la prudence. Bien que la loi n’oblige pas les entreprises étrangères du secteur non pétrolier à avoir un partenaire économique local, celles-ci doivent sous-traiter avec des sociétés équato-guinéennes. Cette règle non écrite, les dirigeants de Zagope vont l’appliquer. L’enquête menée par l’ICIJ en collaboration avec Le Monde, le journal portugais Expresso, le média équato-guinéen Diario Rombe et le magazine brésilien Piaui montre les rapports sulfureux que Zagope a entretenus avec des sociétés dirigées par Teodoro Nguema Obiang Mangue, vice-président de la Guinée équatoriale et fils aîné de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo Lire la suite.

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