Depuis trois ans, la Finma muscle sa surveillance d’UBS

Lundi 10 août 2026

Alors qu’une commission du Conseil des Etats examine ce lundi la « Lex UBS », l’autorité de surveillance veut multiplier les inspections sur place. Un changement culturel pour passer d’une logique punitive à une détection anticipée des failles

Sébastien Ruche Publié le 10 août 2026 à 04:30. / Modifié le 10 août 2026 à 20:12. 6 min. de lecture

Le parlement empoigne l’examen de la « Lex UBS » avec une première séance de commission du Conseil des Etats ce lundi. Parmi cet ensemble de mesures prévu pour les banques d’importance systémique internationale, la question des fonds propres d’UBS occupe une place centrale. Suffisamment pour avoir déclenché un bras de fer entre la banque et le Conseil fédéral, la première estimant que les exigences du second nuiraient à sa compétitivité. La crainte que des difficultés du numéro 1 mondial de la gestion de fortune nécessitent l’intervention de la Confédération pourrait aussi être apaisée si la Finma renforçait sa surveillance de la banque. Il est d’ailleurs possible que l’autorité de la finance suisse se voit attribuer de nouvelles missions dans le cadre des mesures too big to fail (TBTF). En attendant, elle a déjà fait évoluer sa surveillance d’UBS depuis la reprise de Credit Suisse en 2023.

Actuellement, 60 employés de la Finma travaillent exclusivement à la surveillance d’UBS. Un chiffre en hausse. En mars 2024, 22 postes étaient dédiés uniquement à cette tâche et 60 personnes au total y participaient directement ou indirectement, avait précisé la présidente du surveillant des marchés financiers Marlene Amstad durant une conférence de presse. D’après des bons connaisseurs du dossier, les effectifs vont continuer d’augmenter à l’avenir. Lire la suite.

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