Publié hier à 18h00 Temps de Lecture 2 min.
Depuis que nous avons porté et fait adopter l’impôt plancher sur la fortune, dite « taxe Zucman », à l’Assemblée nationale, en février, nous avons gagné une manche. L’imposition des ultrariches est au cœur du débat public et politique. Et plusieurs études et enquêtes sont venues confirmer nos arguments et déconstruire les mythes entretenus par les adversaires de la taxe. Aujourd’hui, comment le premier ministre, Sébastien Lecornu, pourrait-il proposer une taxe Zucman au rabais, si dépecée qu’elle n’en serait plus une ?
D’autant que les contre-arguments tombent, les uns après les autres. La plus tenace et la plus anxiogène des menaces brandies, c’était l’exil fiscal. Or, le Conseil d’analyse économique (CAE) a démontré la fragilité de cet argument, dans une note publiée en juillet. Oui, l’exil fiscal existe, mais il demeure marginal et n’a rien du raz-de-marée annoncé. Les conclusions du CAE sont claires : « L’effet économique agrégé des départs induits par la fiscalité est faible. » L’exil fiscal ne toucherait au mieux que de 0,003 % à 0,3 % de la population des plus fortunés, soit un impact insignifiant sur le chiffre d’affaires, la valeur ajoutée de l’économie française et l’emploi total. Lire la suite.