Au procès de Rachida Dati pour « corruption » : « Je suis très choquée que vous me traitiez de menteuse. Je ne sais même pas à quoi sert l’audience »

Jeudi 24 septembre 2026

Au quatrième jour des débats, mercredi 23 septembre, la maire du 7ᵉ arrondissement de Paris a perdu son sang-froid face aux questions du Parquet national financier. L’élue est jugée pour avoir perçu 900 000 euros entre 2010 et 2012 de l’Alliance Renault-Nissan, possiblement en échange de coups de pouce au Parlement européen, où elle siégeait comme députée.

Par Laura Motet Publié aujourd’hui à 06h00, modifié à 09h36

Temps de Lecture 3 min.

Rachida Dati explose : « Est-ce qu’il y a des règles à respecter ou pas ? » En ce début de soirée du mercredi 23 septembre, au tribunal judiciaire de Paris, la tension, qui montait piano piano depuis le début de l’après-midi, éclate soudainement. Depuis une trentaine de minutes, l’ancienne ministre de la justice (2007-2009) et de la culture (2024-2026), renvoyée pour « corruption passive » et « trafic d’influence passif » dans l’affaire Ghosn-Renault, est sous le feu des questions des deux procureurs du Parquet national financier (PNF).

« Lorsque vous êtes entendue par le comité [d’éthique] du Parlement européen, en 2014, (…) pourquoi avez-vous menti sur votre secteur d’activité [en tant qu’avocate] ?, demande Caroline Genin. Nulle part nous n’avons trace que vous feriez du pro bono pour des femmes battues ou violées. Alors pourquoi [leur] indiquez-vous [cette activité] plutôt que de leur indiquer [que vous travaillez] pour des grands groupes industriels ?

– Je suis très choquée que vous me traitiez de menteuse, s’agace Rachida Dati. Je ne sais même pas à quoi sert l’audience ! » Lire la suite.

Revenir en haut