Enquête

Rachida Dati jugée pour « corruption » : l’heure de vérité sur les 900 000 euros payés par Renault

Lundi 14 septembre 2026

A partir de ce mercredi 16 septembre et sept ans après l’ouverture de l’enquête, l’ancienne ministre de la Culture sera sur le banc des prévenus au tribunal de Paris et devra s’expliquer sur les soupçons d’activité de lobbying qu’elle aurait menée pour le constructeur au Parlement européen.

Par Laurent Léger Publié aujourd’hui à 11h06

On l’a connue pitbull politique au soir d’élections sur les plateaux de télé, ministre sarkozyste puis macroniste, déguisée en éboueur pendant la campagne des municipales à Paris ou fashion victim à la une de Paris Match en Dior et bas résille, mais jamais encore prévenue en correctionnelle. Ce sera bientôt chose faite : Rachida Dati comparaît, à partir de mercredi 16 septembre, et jusqu’au 28, devant la 32e chambre du tribunal judiciaire de Paris. Enfin, pourrait-on dire : sept ans après le début des investigations, l’ancienne ministre de la Culture, 60 ans, va s’expliquer sur ce boulet qui la plombe, les soupçons à son encontre de corruption et de trafic d’influence qui ont émergé après la chute du puissant PDG du groupe Renault-Nissan, Carlos Ghosn, en novembre 2018.

Mais ce nouveau costume sera à la mesure du personnage qui ne laisse personne indifférent. Seule prévenue sur le banc, en l’absence de Carlos Ghosn, en fuite au Liban, elle sera soutenue par une brochette d’avocats et le communicant attitré de Nicolas Sarkozy, Guillaume Didier, devant plus de 100 journalistes accrédités, Lire la suite.

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