Marc Guéniat, Sébastien Ruche Publié le 19 juillet 2025 à 09:34. / Modifié le 20 juillet 2025 à 07:45. 10 min. de lecture
Ce samedi, pour célébrer vingt ans de règne sur la principauté de Monaco, Albert II convie la population à un cocktail de 19h à 22h30 sur la place du Palais. En face de sa résidence, les Monégasques pourront profiter de l’événement, cérémonie somme toute modeste, puisque la tradition monarchique impose d’attendre vingt-cinq ans pour fêter un premier jubilé. Attachée à la protection de l’environnement, Son Altesse Sérénissime proclamait, lors de son avènement en juillet 2005, sa volonté de faire du Rocher une « puissance de l’éthique » en conjuguant « argent et vertu ». De nobles ambitions qui semblent aujourd’hui chahutées.
De fait, le micro-Etat vient d’être classé par la Commission européenne parmi les pays « à haut risque » en matière de criminalité financière, décision qui fait suite à son placement un an plus tôt sur la « liste grise » du Groupe d’action financière (GAFI). Voilà déjà un premier revers pour le souverain qui s’est employé à donner un vernis de respectabilité à ce paradis fiscal. Afin de s’extraire au plus vite de cette catégorie infamante, le prince, âgé de 67 ans, a annoncé en fin d’année dernière la création d’un parquet dédié à la criminalité économique. Si les médias locaux ont redouté un coup dur porté à la place financière, les chiffres montrent qu’au contraire les actifs sous gestion au sein des dizaines de banques présentes sur place ont crû, pour s’établir à 176 milliards d’euros fin 2024, selon l’association monégasque des activités financières (AMAF). Lire la suite.