Mieux qu’un polar : l’Angolagate
LE MONDE | 05.08.08 | 15h22 • Mis à jour le 05.08.08 | 16h45
Extraits d’un article mis en ligne sur le site du journal Le Monde :
Ses 468 pages se dévorent comme un roman. L’ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris de la quarantaine de prévenus poursuivis dans le dossier de l’Angolagate évoque à bien des égards l’affaire Elf. On y hume le même parfum de soufre des relations franco-africaines, sur fond de corruption et de diplomatie parallèle. L’argent s’y compte en milliards - de francs -, voyage dans les paradis fiscaux, fait un détour par du financement politique occulte et se glisse dans les poches de personnalités. Une précaution, cependant. Ces pages, signées du juge d’instruction Philippe Courroye, reprennent largement le réquisitoire définitif et donc le point de vue de l’accusation. Visite guidée.
Une secrétaire si consciencieuse
L’instruction se cogne aux sociétés écrans. Heureusement, il existe, chez Brenco, une collaboratrice consciencieuse, Isabelle Delubac. Lors d’une perquisition à son domicile, les enquêteurs dénichent 26 disquettes informatiques qui contiennent tous les « mémos » rédigés à l’intention de son patron. Lire la suite sur le site du journal Le Monde.