Entretien

Michel Hastings : « De la présidence de la République à la prison, Nicolas Sarkozy est un cas d’école de disgrâce »

Dimanche 17 mai 2026

Alors que le parquet a de nouveau requis sept ans de prison contre l’ancien chef de l’Etat dans le procès libyen en appel, le politologue analyse dans un essai les ressorts de la disgrâce, un récit de chute autant qu’une parabole du face-à-face tragique entre le pouvoir et la condition humaine précaire.

Par Clémence Mary• Léa Bercier-Kerlévéo Publié le 16/05/2026 à 13h42

Son règne présidentiel s’est terminé en 2012, mais le crépuscule de Nicolas Sarkozy finira-t-il un jour ? Woerth-Bettencourt, sondages de l’Elysée, Bismuth, Bygmalion, sans compter le financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, dont le procès en appel se déroule en ce moment… Le nombre d’affaires plombant la barque de l’ancien président a définitivement des airs de listes à la Prévert.

L’auteur du Journal d’un prisonnier (Fayard, décembre 2025) apparaît comme un cas d’école aux yeux de Michel Hastings, professeur émérite de science politique à Sciences-Po Lille.

Pour l’auteur de la Disgrâce politique. Anatomie de la chute (CNRS Editions, mai 2026), Sarkozy mobilise volontairement une longue histoire dans son narratif, celle de la chute. Un récit qui sert autant pour les vaincus, à asseoir leur grandeur, qu’à révéler par ailleurs les valeurs définissant une société dans un temps donné. Lire la suite.

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