L’université de Californie brosse un portrait au vitriol des hedge funds

Lundi 21 juillet 2025

L’institution n’investira plus dans les fonds alternatifs, jugés trop chers et trop peu performants. Elle critique les pratiques du secteur, qui rognent les rendements des investisseurs.

Par Corentin Chappron Publié le 21 juil. 2025 à 13:05

Mieux vaut un bon sommeil qu’un bon lit. C’est en essence la conclusion à laquelle est arrivée l’université de Californie (UCLA), rapportent le « Financial Times » et le média spécialisé PI Online. L’institution, qui dispose de presque 200 milliards de dollars d’actifs, ne confiera désormais plus un sou aux hedge funds.

Ces derniers n’ont pas joué leur rôle de couverture lors des retournements de marché en 2000, 2008 et 2020, a rappelé à l’occasion d’une réunion Jagdeep Singh Bachher, responsable des investissements au sein de l’université. Au contraire, en prenant des risques inconsidérés, les hedge funds ont aggravé les pertes au sein du portefeuille. Un comble, car le principal argument de vente de ces stratégies complexes, peu liquides et surtout onéreuses est d’offrir un rendement décorrélé des conditions de marché.

Au cours des vingt dernières années, si les investissements dans les stratégies alternatives avaient été à la place dirigés vers des actions et des obligations, « le rendement aurait été identique pour un risque comparable, mais sans toutes les inquiétudes, l’illiquidité et les coûts » associés à la gestion alternative, a regretté Jagdeep Singh Bachher. Lire la suite.

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