Fraude fiscale : non-lieu pour les deux fils de Raymond Barre

Lundi 6 février 2023

Les deux fils de l’ancien Premier ministre Raymond Barre, qui avaient été mis en cause pour blanchiment de fraude fiscale aggravée, ont bénéficié en novembre d’une ordonnance de non-lieu, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.

Agence France-Presse 6 février 2023 à 19h00

Le Parquet national financier (PNF) a confirmé lundi à l’AFP l’information du JDD concernant l’ordonnance de non-lieu, précisant qu’elle datait du 21 novembre.

Les deux fils avaient été mis en examen en février et septembre 2020 pour blanchiment de fraude fiscale aggravée dans cette information judiciaire ouverte par le PNF en avril 2016.

Selon le Canard enchaîné, qui avait révélé l’affaire en juillet 2019, l’ancien patron de la Direction générale des finances publiques, Bruno Bézard, avait saisi le parquet financier après l’envoi au fisc, par un informateur en 2013, d’une copie d’écran du réseau interne de la banque Credit Suisse.

Y figuraient notamment le nom de Raymond Barre et deux mentions manuscrites : un numéro de compte et un montant de 11 millions de francs suisses, ce qu’avaient confirmé les enquêteurs, selon le journal.

Selon le JDD, l’enquête avait finalement porté sur « un montage financier destiné à échapper aux droits de mutation liés à l’achat d’une villa de 395 mètres carrés » dans la luxueuse commune de Saint-Jean-Cap-Ferrat (Alpes-Maritimes), proche de Nice.

Olivier et Nicolas Barre « ont régularisé leur situation fiscale en rapport avec les avoirs » de leur père, décédé en 2007, avait assuré en 2020 à l’AFP une source proche du dossier.

Selon le JDD, c’est l’abandon par l’administration fiscale de toute poursuite contre les deux frères qui a amené les juges à clore ce dossier sans renvoi en procès.

Me Marie-Alix Canu-Bernard, avocate de l’un des deux fils de Raymond Barre, n’a pas souhaité commenter.

« M. Nicolas Barre a pris acte de la décision de non-lieu mais ne souhaite pas réagir pour l’instant », a indiqué le conseil du deuxième, Me Jean-Sylvain Thinat.

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Agence France-Presse

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