Au procès Athanor, le troublant interrogatoire de l’espion en fauteuil roulant

Mercredi 8 avril 2026

L’examen de la personnalité de Daniel Beaulieu a soulevé plus de questions qu’il n’a livré de réponses. Comment croire ce retraité de la DGSI qui s’est affranchi de toute morale et justifie aujourd’hui son comportement par son métier d’espion, où l’on passe son temps « à mentir, à manipuler » ?

Matthieu Suc 8 avril 2026 à 12h27

Daniel Beaulieu, qui a exercé durant trente-quatre ans la profession d’espion à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), devait être très bon dans ce qu’il faisait. À l’issue de la très longue demi-journée que la cour d’assises spécialement composée a consacrée mardi 7 avril à l’examen de sa personnalité, on a pu constater qu’il a mené une double vie, qu’il est un personnage aux mille facettes et qu’il est à peu près impossible de démêler dans ses dires le vrai du faux. Ce qui est préjudiciable pour le procès en cours, car Daniel Beaulieu est le nœud gordien de l’affaire Athanor. Lire la suite.

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