Par Anne Michel et Abdelhak El Idrissi Publié aujourd’hui à 10h00, mis à jour à 10h00
Douze ans d’enquêtes judiciaires pour rien ? En 2011, à la suite de la chute du président égyptien Hosni Moubarak, renversé par la foule du printemps arabe après trente ans au pouvoir, la France avait lancé des investigations sur le patrimoine immobilier accumulé sur son territoire par le raïs déchu et son entourage. Deux enquêtes avaient été ouvertes par la justice française, l’une, sur la base de plaintes d’associations anticorruption, l’autre, après une demande d’entraide de l’Egypte.
L’espoir était grand, au Caire, de voir ces biens de luxe saisis et restitués à l’Etat, autrement dit, au peuple. Mais aujourd’hui, selon des documents inédits issus de l’enquête, consultés par Le Monde, le dossier est au point mort. Enlisé. Les autorités judiciaires égyptiennes semblent avoir changé de pied et être tentées de faire cavalier seul, afin de récupérer les avoirs criminels. Lire la suite.