La charge d’un juge d’instruction français contre le président du Gabon
21 févr. 2022 à 12h11
Selon les récentes conclusions d’un magistrat anticorruption, Ali Bongo a non seulement acquis ces dernières années de nombreux biens immobiliers à Paris grâce à des malversations mais il ne peut ignorer l’origine présumée frauduleuse du faramineux patrimoine familial en France, estimé à au moins 85 millions d’euros.
Il est rare qu’un chef d’État étranger en exercice soit si nettement mis en cause par la justice française. Et pourtant : selon les récentes conclusions d’un magistrat anticorruption parisien, l’actuel président du Gabon, Ali Bongo, a non seulement acquis ces dernières années de nombreux biens immobiliers à Paris grâce à des malversations, mais il ne peut ignorer l’origine présumée frauduleuse du faramineux patrimoine familial en France, estimé à au moins 85 millions d’euros.
Le juge d’instruction Dominique Blanc, chargé de l’affaire des « biens mal acquis », a fait part, le 7 février, de ses observations accablantes pour le chef de l’État gabonais dans un document judiciaire dont Mediapart a pu prendre connaissance. Il s’agit d’une ordonnance ayant déclaré l’irrecevabilité de la constitution de partie civile de l’État du Gabon, qui essaie depuis des années d’exciper du statut de victime dans ce dossier. Lire la suite.