Un procureur général élu par le peuple ? aux racines de cette fascinante exception genevoise

Lundi 23 mars 2026

C’est la cinquième fois que les citoyens sont appelés à choisir entre deux candidats pour incarner une fonction cardinale au sein du pouvoir judiciaire. Un système qui a une longue histoire et qui étonne toujours au-delà des frontières cantonales

Fati Mansour

Publié le 20 mars 2026 à 06:55. / Modifié le 22 mars 2026 à 12:19. 7 min. de lecture

[…] Ce mode de désignation, objet de curiosité et de perpétuelles polémiques sur le thème de campagnes pouvant dériver vers des attaques personnelles ou vers des promesses peu compatibles avec la fonction, trouve son ancrage dans une tradition multiséculaire. L’élection populaire vise avant tout à garantir un principe que l’ancien patron du parquet genevois, Bernard Bertossa (1990-2002), résumait ainsi : « Pour être réellement indépendant, le procureur général doit tirer sa légitimité de la même source que les autres pouvoirs ». Une indépendance d’autant plus cruciale que le Ministère public fait office de porte d’entrée de la justice pénale et que, sans sa curiosité ou sa volonté, certaines procédures pourraient simplement ne jamais exister. Lire la suite.

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