Analyse

« Un magistrat chargé d’enquêter sur une entité américaine doit pouvoir travailler sereinement », prévient Rémy Heitz, procureur général de la Cour de cassation

Samedi 10 janvier 2026

Tandis que la Chancellerie garde le silence, plusieurs hauts magistrats s’alarment des récentes sanctions infligées, par l’administration Trump, à des magistrats français.

Politique 5min Publié le 9 janvier 2026 Elisabeth Fleury

Il aura fallu qu’un magazine allemand, Der Spiegel, affirme le 30 décembre dernier que l’administration Trump envisageait de sanctionner, en cas de condamnation, les juges chargés du procès en appel du Rassemblement National, pour qu’enfin, en France, quelques voix s’élèvent. Celle du tout nouveau président du tribunal judiciaire de Paris, Peimane Galeh-Marzban, pour commencer.

« Si de tels faits étaient avérés ou devaient se réaliser, a-t-il déclaré le 6 janvier, ils constitueraient une ingérence intolérable dans les affaires internes de notre pays, qui devraient provoquer la réprobation des pouvoirs publics ». Celle de Rémy Heitz, procureur général de la Cour de cassation. Tout en s’interrogeant sur la « crédibilité » des rumeurs évoquées par Der Spiegel, le premier procureur de l’ordre judiciaire parle à l’Humanité… Lire la suite.

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