Par Allan Kaval (Rome, correspondant) Publié hier à 06h00, modifié hier à 17h11
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Roberto Saviano est l’un des quelque 600 Italiens vivant sous protection, qu’ils soient mena-cés par la pègre ou les néofascistes de diverses mouvances. Depuis la publication, en 2006, de Gomorra, sur l’emprise criminelle de la puissante Camorra, la mafia de Naples et de sa région, les camorristes ont juré d’éliminer son auteur ; dix-neuf années que l’écrivain endure une « vie blindée », comme il l’appelle. Mais Roberto Saviano en est persuadé, un jour, tout ça s’arrêtera : « J’ai perdu mes 20 ans, puis mes 30 ans. A un moment donné, forcément, quelque chose changera. Je vivrai pleinement mes 50 ans. » Lire la suite.