Paul Barril, ancien gendarme de l’Elysée devenu sulfureux mercenaire, est mort

Mercredi 21 octobre 2026

Ancien numéro un du GIGN, il avait par ailleurs assuré la sécurité privée de plusieurs chefs d’Etat africains. Au cœur de la « Françafrique », il joua un rôle complexe pendant le génocide des Tutsi au Rwanda. Il s’est éteint à l’âge de 80 ans, a-t-on appris mercredi.

Par Pierre Lepidi et Gaïdz Minassian Publié aujourd’hui à 10h15, modifié à 12h21

Temps de Lecture 15 min.

A l’intérieur d’une mallette qu’il conservait toujours avec lui, il assurait qu’il y avait « de quoi faire sauter la République ». Que contenait vraiment cet attaché-case ? Paul Barril fanfaronnait souvent, mais, sur le mystérieux contenu de ces documents, on pouvait peut-être le croire. Au milieu des années 1990, cet ancien gendarme de l’Elysée reconverti en mercenaire assurait la sécurité privée de plusieurs chefs d’Etat africains. Il était au cœur de la « Françafrique », ce système postcolonial mêlant diplomatie secrète, contrats juteux et barbouzeries. Atteint depuis le début des années 2010 de la maladie de Parkinson, Paul Barril est mort mardi soir à l’âge de 80 ans, a-t-on appris mercredi auprès du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN). Lire la suite.

Revenir en haut