Malgré les scandales et les réformes, les paradis fiscaux se portent bien

Lundi 8 juin 2026

Dans le viseur des pays occidentaux, qui les accusent d’accueillir les fraudeurs de la planète, les centres offshore se sont remarquablement adaptés. En durcissant une réglementation financière très laxiste, ils ont réussi à attirer des gestionnaires de fonds et des réassureurs ainsi que les patrons d’entreprises de pays émergents et de la Chine, qui vantent leur souplesse.

The Economist 8 juin 2026 à 06h50 LECTURE 6 MIN

Depuis la crise financière mondiale de 2007-2009, l’avenir de la finance offshore a régulièrement semblé compromis. En 2010, les États-Unis ont adopté la loi sur la conformité fiscale des comptes étrangers (Foreign Account Tax Compliance Act), qui obligeait les établissements financiers étrangers à divulguer les avoirs des citoyens américains. Un an plus tard, Nicolas Sarkozy – qui présidait alors à la fois la France et le G20 – a déclaré, avec audace, que les paradis fiscaux seraient voués à l’ostracisme mondial. En 2016, des journalistes d’investigation ont mis au jour les « Panama Papers », des documents permettant de retrouver les traces de centaines de milliers de fraudeurs fiscaux. Ces révélations ont conduit de nombreux gouvernements des pays riches à contraindre les centres offshore à créer des registres de propriété et à partager des informations avec d’autres juridictions sous peine de sanctions. Lire la suite.

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