The Economist 8 juin 2026 à 06h50 LECTURE 6 MIN
Depuis la crise financière mondiale de 2007-2009, l’avenir de la finance offshore a régulièrement semblé compromis. En 2010, les États-Unis ont adopté la loi sur la conformité fiscale des comptes étrangers (Foreign Account Tax Compliance Act), qui obligeait les établissements financiers étrangers à divulguer les avoirs des citoyens américains. Un an plus tard, Nicolas Sarkozy – qui présidait alors à la fois la France et le G20 – a déclaré, avec audace, que les paradis fiscaux seraient voués à l’ostracisme mondial. En 2016, des journalistes d’investigation ont mis au jour les « Panama Papers », des documents permettant de retrouver les traces de centaines de milliers de fraudeurs fiscaux. Ces révélations ont conduit de nombreux gouvernements des pays riches à contraindre les centres offshore à créer des registres de propriété et à partager des informations avec d’autres juridictions sous peine de sanctions. Lire la suite.