Publié aujourd’hui à 06h00, modifié à 16h44 Temps de Lecture 2 min.
Pour redresser dans la durée les finances publiques de la nation, commençons par mettre en œuvre une mesure de bon sens, qui devrait faire consensus : appliquer un taux minimal d’imposition aux ultrariches.
Jusqu’à récemment, on ignorait le montant d’impôt sur le revenu payé par les plus grandes fortunes. Mais, grâce à un travail admirable de l’Institut des politiques publiques, cette opacité a commencé à se dissiper. Le résultat est édifiant : les milliardaires ne payent quasiment pas d’impôt sur le revenu.
Pour une raison principale : ces derniers touchent la plupart de leurs revenus à travers des holdings familiales qui font écran à l’impôt. Les dividendes qui s’y accumulent ne sont pas taxés. Or ces revenus ne sont en aucun cas « piégés » ou « virtuels » : ils peuvent être utilisés pour réinvestir, pour acheter des journaux, des yachts, de l’immobilier, pour de la philanthropie… Tout ce que l’on peut vouloir faire, en somme, à ce niveau de fortune. Lire la suite.