Le groupe pétrolier Perenco abandonne installations et pollutions au cœur d’un parc naturel au Guatemala après vingt-cinq ans d’exploitation

Mercredi 22 octobre 2025

La société franco-britannique a quitté le pays d’Amérique centrale durant l’été. Elle y exploitait, depuis 2001, un gisement pétrolier au sein du parc national Laguna del Tigre. Le groupe est accusé de n’avoir respecté aucun de ses engagements de restauration écologique.

Par Anne Vigna (Guatemala, envoyée spéciale) Publié hier à 05h45, modifié hier à 13h38

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C’est un joyau naturel. Dans le nord du Guatemala, à la frontière avec le Mexique, le parc national Laguna del Tigre abrite la plus vaste zone humide d’eau douce d’Amérique centrale. Avec ses 338 000 hectares, le premier parc national du pays par la superficie constitue également une des six aires de la réserve de biosphère maya. Son territoire présente une diversité rare d’écosystèmes : des forêts tropicales humides, des forêts ripariennes le long des cours d’eau, des marécages, marais, lagunes et savanes inondables ou encore des peuplements exceptionnels de mangliers rouges et même un récif de mollusques d’eau douce.

Au début des années 1980, le Guatemala décide de protéger ces écosystèmes en créant le parc. Mais, à la même époque, la compagnie américaine Texaco découvre que son sous-sol abrite un gisement pétrolier dénommé « Xan » Lire la suite.

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