Par Solveig Godeluck Publié le 28 févr. 2026 à 08:50
« Larry Page est parti. Il ne faisait pas semblant de déménager en Floride : il est bel et bien parti. Le projet de taxe sur la fortune n’a même pas encore été adopté, et la Californie a déjà perdu Larry Page et toutes les recettes fiscales qu’il lui offrait. » Mercredi, sur X, Paul Graham, un investisseur tech célèbre, qui a fui la Silicon Valley il y a dix ans, s’est ému de l’exil du cofondateur de Google en décembre.
Avec une fortune estimée à 258 milliards de dollars, principalement en actions de son entreprise, Larry Page aurait eu à payer plus de 12 milliards de dollars d’impôts exceptionnels en cas de succès du projet californien.
Les 200 milliardaires qui résident dans l’Etat sont concernés, avec une taxe exceptionnelle de 5 % sur leurs actifs, payable sur cinq ans. Non seulement les fondateurs seraient imposés sur les parts dans leur entreprise, mais en plus ce serait sur la base des droits de vote, sachant que leurs titres sont souvent à droits de vote multiples. « Ainsi, pour Larry, un impôt sur la fortune de 5 % équivaut plutôt à un impôt de 22 % », avance Paul Graham.
L’opposition de Gavin Newsom
Comme lui, de nombreux entrepreneurs et investisseurs américains sont scandalisés de voir que plusieurs Etats, la Californie, Washington, New York, envisagent de taxer les riches. Lire la suite.