Par Abdelhak El Idrissi Publié aujourd’hui à 05h39, modifié à 17h53
Sur la messagerie chiffrée Sky ECC, un outil prisé des criminels, il était « Dark Bank » (« Banque sombre »). Derrière ce pseudonyme se cache une cible de haut niveau recherchée par la justice française en raison de son rôle de broker (courtier) qui « se livrait à une très importante activité de blanchiment à l’échelle mondiale », selon de nombreux documents judiciaires consultés par Le Monde.
L’activité de ce banquier occulte était double. D’abord, il mettait des fonds en cryptoactifs à la disposition d’organisations criminelles, dont des trafiquants de drogues, en échange de leur argent liquide, dont il organisait la collecte. Par ailleurs, d’autres réseaux, tels que des pirates informatiques russes, faisaient appel à lui pour convertir leurs cryptoactifs, obtenus grâce à des rançongiciels, en espèces. Un système de compensation sans frontières qui opérait particulièrement en Europe : France, Espagne, Italie, Monaco, Royaume-Uni, Pays-Bas, Belgique, mais aussi en Turquie et à Dubaï.
Les montants en jeu sont colossaux. Lire la suite.