La Californie rejette la taxe de 5 % sur ses 250 milliardaires au terme d’un vote sous tension

Mercredi 4 novembre 2026

Malgré une clause fixant l’assiette au 31 décembre 2026 pour bloquer les délocalisations vers le Texas, l’initiative syndicale s’est heurtée à une campagne d’opposition de plus de 100 millions de dollars financée par les géants de la Silicon Valley.

latribune.fr Publié le 04 novembre 2026 à 07:32

Malgré une clause fixant l’assiette au 31 décembre 2026 pour bloquer les délocalisations vers le Texas, l’initiative syndicale s’est heurtée à une campagne d’opposition de plus de 100 millions de dollars financée par les géants de la Silicon Valley.

Au soir du vote du mardi 3 novembre 2026, les premiers dépouillements officiels de la Proposition 40 (California 2026 Billionaire Tax Act) publiés par le secrétariat d’État de Californie actent l’échec de l’impôt sur la fortune des milliardaires. Sur 50 % des bulletins comptabilisés, le « non » l’emporte nettement à 56,41 % (3 633 795 voix) contre 43,59 % pour le « oui » (2 808 298 voix).

L’initiative portée par le syndicat des personnels de santé SEIU-UHW visait à imposer à 5 % le patrimoine mondial des 250 plus grandes fortunes de l’État pour lever 100 milliards de dollars fléchés vers les hôpitaux publics. Elle n’a pas convaincu une majorité d’électeurs californiens, mais surtout, elle est contrecarrée par l’adoption simultanée de la Proposition 42, approuvée à 54,4 % des suffrages, qui inscrit dans la Constitution californienne l’interdiction de tout nouvel impôt sur le patrimoine individuel.

Pour éviter les délocalisations d’entreprises vers le Texas ou la Floride, les rédacteurs du texte avaient conçu une clause d’assujettissement temporel arrêtant la base taxable au 31 décembre 2026, rendant le contribuable redevable même en cas de déménagement après le vote. Ce prélèvement exceptionnel, payable en cinq annuités de 1 %, ciblait un stock de capital cumulé évalué à plus de 2 000 milliards de dollars. Lire la suite.

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