L’odyssée de l’or illégal du Ghana, des mines artisanales aux parures des mariées hindoues

Vendredi 24 octobre 2025

Enquête Cours d’eau empoisonnés, forêts dévastées, journalistes agressés : la hausse des cours de l’or alimente le chaos dans l’ancienne Gold Coast. Malgré les promesses du gouvernement pour l’enrayer, l’orpaillage illégal explose, révèle une enquête menée par l’organisation Forbidden Stories en collaboration avec « Le Monde ».

Par Alexander Abdelilah et Anouk Aflalo Doré Publié aujourd’hui à 14h00, modifié à 17h09

Temps de Lecture 9 min.

Sous les assauts des excavatrices et des orpailleurs, la rivière Offin, l’un des principaux cours d’eau du Ghana, a perdu sa clarté. Autrefois limpide, elle charrie aujourd’hui des eaux jaunâtres, où le reflet du ciel a disparu. Les résidus toxiques de mercure et l’arsenic, issus de l’exploitation aurifère, mêlés aux sédiments brassés par les machines, ont gravement altéré son écosystème.

La dégradation ne se limite pas à la rivière. Les forêts et plantations alentour sont rasées à coups de pelleteuses pour étendre les zones d’extraction. Face à ce désastre écologique, le président ghanéen, John Dramani Mahama, élu en décembre 2024, a érigé la lutte contre l’orpaillage illégal au rang d’« urgence nationale ». Son gouvernement multiplie les opérations très médiatisées contre le galamsey, un mot local dérivé de gather and sell (« récolter et vendre »). Lire la suite.

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