Fiscalité : le Panama tente d’assainir sa réputation et dissout 300.000 entreprises inactives

Jeudi 26 février 2026

Maintenu le 17 février sur la liste noire des paradis fiscaux de l’Union européenne, le Panama entame la dissolution de près de 300.000 entreprises suspendues. Objectif : faire preuve de transparence et « renforcer l’intégrité » du système financier de l’isthme.

Publié le 26 févr. 2026 à 16:42

Le Panama poursuit ses efforts pour effacer sa mauvaise réputation fiscale. Ce vendredi 27 février, le pays d’Amérique centrale doit entamer la dissolution de près de 300.000 sociétés suspendues, a annoncé le ministère panaméen de l’Economie et des Finances (MEF) le 23 février. Présentée au début du mois, cette initiative mise en avant par les autorités a pour objectif de « renforcer l’intégrité du système juridique et financier », de prévenir les abus de structures juridiques et de se conformer aux engagements internationaux du pays.

L’opération se déroulera en deux phases. La première vise les entités juridiques en cours de dissolution qui n’ont pas acquitté leur taxe unique depuis plus de dix ans. Cette contribution annuelle obligatoire, d’un montant fixé à 350 dollars (environ 296 euros), conditionne le maintien d’une société au Registre public (l’équivalent du SIREN français).

En cas de non-paiement, l’entité est d’abord suspendue ; si le défaut de paiement persiste pendant dix années consécutives, elle peut être dissoute administrativement. Lire la suite.

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