Par Olivier Tosseri Publié le 3 nov. 2025 à 15:57
Le groupe Campari - qui vient de publier ses résultats trimestriels - redressait lentement la barre de comptes en déclin et d’une gouvernance chaotique ces derniers mois, le voilà en pleine tempête. Son premier actionnaire se retrouve au cœur d’un important scandale d’évasion fiscale en Italie.
La justice a ordonné la saisie préventive d’actions de l’entreprise pour une valeur de près de 1,3 milliard d’euros détenues par une holding luxembourgeoise. Une somme qui représente le montant des impôts qui auraient dû être payés, et qui correspond, au cours de vendredi, à environ 17 % des actions ordinaires de Campari.
Fraude fiscale présumée
Vendredi dernier, la police financière de Milan saisit les actions Campari détenues par Lagfin. Elle aurait dissimulé près de 5,3 milliards d’euros de plus-values lors d’une opération de fusion par laquelle elle a transféré le contrôle majoritaire de Campari hors d’Italie.
En 2018, la famille Garavoglia, à la tête du groupe, décide la fusion par incorporation de la société italienne Alicros par la luxembourgeoise Lagfin. Alicros contrôlait directement Campari, elle-même contrôlée par Lagfin. Pour lancer un processus de simplification - comme l’ont justifié alors les dirigeants de la société - les deux entités ont été regroupées en une seule détenant 51 % de Campari transférée au Luxembourg. Lire la suite.