En Suisse, les superprofits des tradeurs du pétrole

Mardi 14 avril 2026

Genève bruisse de rumeurs sur les bénéfices record des opérateurs du marché de l’or noir. Le cadre juridique dans lequel ils évoluent suscite des critiques et des velléités d’encadrement accru.

Par Serge Enderlin (Genève, correspondance) Publié aujourd’hui à 06h30, modifié à 08h49

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A Genève, les millions de dollars brassés par les tradeurs du pétrole ne passent pas inaperçus. SuisseNégoce, le lobby des négociants de matières premières, s’inquiète de plusieurs cas récents de violents home-jackings (cambriolages en présence des occupants) que les autorités n’auraient pas su prévenir. L’organisation demande instamment au canton d’investir tous les moyens nécessaires pour faire baisser la criminalité, faute de quoi les grandes sociétés pourraient être tentées d’aller voir ailleurs, par exemple à Londres ou à Singapour. « La Suisse a la réputation d’être un pays sûr dans lequel on est en sécurité et il doit le rester, explique Florence Schurch, secrétaire générale de SuisseNégoce. Nous tirons la sonnette d’alarme, parce que malheureusement les choses changent. »

La demande la plus urgente concerne l’anonymisation des transactions immobilières dans la Feuille d’avis officielle (FAO), où elles sont obligatoirement recensées, avec le nom de l’acquéreur et l’adresse. Ces informations seraient autant de bons tuyaux pour les « bandes criminelles venues de France », à moins que les malfrats ne se servent plutôt d’indices glanés sur les réseaux sociaux, où la progéniture des tradeurs affiche volontiers un train de vie aussi dispendieux que débridé. Lire la suite.

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