Luca Di Stefano Publié : 27.10.2026, 17h19
Changer de posture et admettre des torts. La nouvelle stratégie de défense des quatre membres de la famille Hinduja suffira-t-elle à convaincre les juges d’appel de revoir le verdict de première instance pour prononcer des peines avec sursis ?
Mardi, il revenait à Namrata, belle-fille de Prakash et Kamal Hinduja, et épouse du fils Ajay, de s’expliquer sur les pratiques au sein de la villa de Cologny. Désormais, il n’est plus question de contester les salaires versés en roupies ou l’absence de permis de séjour et de travail des domestiques. Mais le mea culpa est teinté de réserves. « Nous faisions les choses de manière informelle, parce que nous pensions que c’était ce qu’il y avait de mieux pour les employés », fait valoir la prévenue.
Avantages en nature
[…] La question qui traverse ce procès est la suivante : les Hinduja pouvaient-ils ne pas connaître les conditions de travail du personnel qui s’affairait sous leur toit ? Faut-il les croire lorsqu’ils affirment que la gestion des employés de maison était du ressort du frère aîné de Prakash, à Londres, et des ressources humaines de leur groupe ?
Mardi, le procureur Yves Bertossa a soumis à Namrata un document signé de sa main dans lequel elle fixe le salaire de l’une des domestiques. Mais le magistrat – il soutient une accusation pour traite d’êtres humains, infraction écartée en première instance, et usure par métier – veut aller plus loin. « Vos employés, ils étaient riches ou pauvres ? » Namrata hésite. « Vous n’arrivez pas à dire que ces gens étaient pauvres ? » s’étonne le procureur. Lire la suite.