Par Pierre Lepidi Publié aujourd’hui à 17h00
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« Retour du dossier aux magistrats instructeurs pour poursuite de l’information. » La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a infirmé, le 6 mai, le non-lieu prononcé en août 2025 sur l’éventuelle implication d’Agathe Habyarimana dans le génocide des Tutsi perpétré au Rwanda en 1994. Agée de 83 ans, la veuve du président hutu Juvénal Habyarimana, dont la mort, le 6 avril 1994, avait donné le signal de départ des tueries, est poursuivie depuis 2007 en France dans le cadre d’une information judiciaire pour « complicité de génocide et de crimes contre l’humanité », des faits imprescriptibles.
Agathe Habyarimana, qui vit aujourd’hui en région parisienne, a-t-elle une part de responsabilité dans les massacres de masse ayant fait entre 800 000 et 1 million de morts entre avril et juillet 1994 au Rwanda ? Etait-elle membre de l’akazu (« petite maison », en kinyarwanda), un cercle de l’élite politico-économique composé d’une vingtaine de dignitaires hutu ayant planifié le génocide ? Lire la suite.