Aux Pays-Bas, les multinationales bénéficient toujours d’avantages fiscaux considérables, révèle une enquête

Lundi 13 avril 2026 — Dernier ajout mardi 14 avril 2026

Longtemps critiqué comme paradis fiscal, le royaume a ajusté sa législation sous la pression internationale, mais il reste attractif pour les grandes sociétés. En 2025, le groupe pharmaceutique Merck a ainsi profité de centaines de millions d’euros d’allègements fiscaux, selon une enquête menée par les quotidiens « Financieel Dagblad » et « Trouw » avec le consortium international d’investigation ICIJ.

Par Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant) Publié aujourd’hui à 18h30

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Longtemps, et officiellement, étiquetés « paradis fiscal » pour les grandes sociétés, accusés de dumping par la Commission européenne en 2018 encore, les Pays-Bas ont dû, depuis quelques années, revoir les règles très avantageuses qui attiraient les sièges sociaux de multinationales, les holdings ou autres sociétés « boîtes aux lettres » – on en a recensé jusqu’à 15 000. Le régime fiscal du royaume reste toutefois très favorable à certaines entreprises, comme vient de la confirmer une enquête menée par les quotidiens Financieel Dagblad et Trouw avec le consortium international d’investigation ICIJ.

Le géant américain de la pharmacie Merck – connu en Europe sous le nom de Merck Sharp and Dohme (MSD) – a ainsi bénéficié de 900 millions d’euros d’avantages pour la seule année 2025 et de plusieurs milliards au cours des dernières années, indiquaient ces médias lundi 13 avril. Ces allègements ont été possibles grâce à la « boîte innovation », créée par les autorités en 2007 et remaniée en 2017 : elle permet un taux d’impôt réduit à 9 % pour les bénéfices Lire la suite.

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