Au Liban, la traque des criminels de guerre syriens est lancée

Jeudi 26 décembre 2024

Les forces de sécurités libanaises se mobilisent pour arrêter d’anciens hauts responsables du régime de Bachar Al-Assad en fuite, en transit ou soupçonnées de s’être réfugiées au pays du Cèdre.

Par Patricia Chaira Publié le 26 déc. 2024 à 12:22 Mis à jour le 26 déc. 2024 à 14:32

Depuis la chute du régime syrien le 8 décembre , la traque des criminels proches de Bachar Al-Assad bat son plein. Au Liban, Jamil Hassan, chef des renseignements de l’armée de l’air syrienne de 2009 à 2019, fait l’objet d’une notice rouge diffusée par Interpol et transmise aux autorités libanaises la semaine dernière. En clair, si Jamil Hassan se trouve au Liban, il devra être arrêté et remis aux Etats-Unis, qui l’accusent de crimes de guerre et de torture à l’encontre de citoyens américains.

Ancien conseiller de Bachar Al-Assad, âgé de 72 ans, Jamil Hassan est l’un des anciens hauts responsables du système répressif syrien. La France l’a jugé par contumace en mai dernier et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour complicité de crimes contre l’humanité dans le cadre de la disparition forcée, de la torture et de la mort en 2013 de Mazen et Patrick Abdelkader Dabbagh, un père et son fils franco-syriens. Ils étaient trois tortionnaires syriens à être jugés et condamnés en leur absence à Paris pour crimes contre l’humanité. Les mandats d’arrêt internationaux à leur encontre courent toujours. Lire la suite.

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