Par Eliott Brachet (Le Caire, correspondance) Publié hier à 05h00, modifié hier à 10h22
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Après la chute d’El-Fasher, tombée le 26 octobre aux mains des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) dirigées par le général Mohammed Hamdan Daglo, dit « Hemetti », les tueries se poursuivent dans la capitale de l’Etat du Darfour du Nord. Le bilan de ce huis clos sanglant est estimé à plusieurs milliers de morts civils.
Réuni en urgence sur le Soudan, le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) a exprimé, jeudi 30 octobre, sa « profonde inquiétude » sur l’« escalade » dans le pays, indiquant détenir des « informations crédibles d’exécutions de masse ». Vendredi, l’Union européenne (UE) a condamné la « brutalité » des FSR et a promis d’utiliser « tous [ses] outils diplomatiques, y compris les mesures restrictives », pour « trouver une issue pacifique à la situation ».
De nombreuses voix soudanaises contactées par Le Monde – des défenseurs des droits humains, des avocats, des journalistes, des experts – sont néanmoins critiques sur le manque de mobilisation de la communauté internationale. « Les pays occidentaux multiplient les condamnations mais ne font rien », tranche Kholood Khair, analyste soudanaise et fondatrice du think tank Confluence Lire la suite.