La Cour internationale de justice rendra le 19 novembre son arrêt concernant un possible génocide contre les Rohingyas en Birmanie

Mardi 3 novembre 2026

La plus haute juridiction des Nations Unies rendra le 19 novembre son arrêt visant à déterminer si la répression menée par la Birmanie à l’encontre de sa minorité rohingya, majoritairement musulmane, a constitué un génocide, a-t-on appris mardi auprès de la Cour internationale de justice (CIJ).

Agence France-Presse 3 novembre 2026 à 19h00

La plus haute juridiction des Nations Unies rendra le 19 novembre son arrêt visant à déterminer si la répression menée par la Birmanie à l’encontre de sa minorité rohingya, majoritairement musulmane, a constitué un génocide, a-t-on appris mardi auprès de la Cour internationale de justice (CIJ).

Depuis sept ans, les juges de la Cour internationale de justice (CIJ) examinent les accusations portées par la Gambie, selon lesquelles la répression brutale exercée par la Birmanie à l’encontre des Rohingyas constitue une infraction de la Convention des Nations Unies de 1948 sur le génocide.

Le tribunal, qui siège à La Haye, n’a aucun moyen de faire appliquer ses décisions, mais un arrêt favorable à la Gambie exercerait une pression politique significative sur la Birmanie et serait accueilli comme un acte de justice pour des centaines de milliers de Rohingyas.

Le dossier est suivi de près, car il est susceptible de créer des précédents pour l’affaire portée devant la CIJ par l’Afrique du Sud, qui accuse Israël d’avoir commis un génocide à l’encontre de la population palestinienne de Gaza.

La Birmanie a toujours nié les accusations de génocide et soutenu que la répression menée par ses forces armées était justifiée pour réprimer l’insurrection des Rohingyas après une série d’attaques qui avaient coûté la vie à une douzaine de membres des forces de sécurité.

Les violences perpétrées par l’armée birmane et les milices bouddhistes ont contraint des centaines de milliers de Rohingyas à fuir vers le Bangladesh voisin. Des témoignages ont fait état de meurtres, de viols collectifs et d’incendies criminels.

Aujourd’hui, 1,17 million de Rohingyas vivent entassés dans des camps délabrés qui s’étendent sur plus de 3.200 hectares à Cox’s Bazar, au Bangladesh.

La CIJ n’est pas la seule juridiction à se pencher sur d’éventuels crimes commis à l’encontre des Rohingyas.

En 2024, le procureur général de la Cour pénale internationale (CPI), également basée à La Haye, a demandé aux juges de délivrer un mandat d’arrêt à l’encontre du chef de la junte birmane, Min Aung Hlaing, pour des crimes présumés contre l’humanité.

Une procédure est également en cours en Argentine, en vertu du principe de compétence universelle, selon lequel certains crimes sont si odieux qu’ils peuvent être jugés par n’importe quel tribunal.

Agence France-Presse

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