Fati Mansour Publié le 29 octobre 2026 à 17:13. / Modifié le 29 octobre 2026 à 19:29. 3 min. de lecture
Si le climat s’est un brin apaisé en appel, les enjeux continuent de diviser dans l’affaire impliquant les quatre membres de la famille Hinduja. Et le premier procureur Yves Bertossa n’a pas du tout l’intention de baisser les armes. « Leur attitude donne le vertige », s’exclame le Ministère public en réclamant des peines de 5 ans et demi contre les parents et de 4 ans et demi contre leur fils Ajay et son épouse. Même si l’accusation ne se fait aucune illusion : « Ils n’accepteront jamais une telle décision, ils partiront et trouveront refuge ailleurs. Leur seule sanction sera de ne pas pouvoir voyager. » Du côté de la défense, ce sont plutôt les peines requises – et celles infligées en première instance – qui sont qualifiées de vertigineuses.
Dans cette histoire, le parquet se défend de toute posture idéologique. Ce n’est pas le procès des inégalités sociales, mais de ceux qui ont tout et ne donnent rien. Même pas des occasions de rêver à leurs domestiques. Pour Yves Bertossa, les premiers juges ont fait un bout de chemin, mais ils auraient dû aller encore plus loin et retenir la traite d’êtres humains en sus de l’usure par métier. Car, soutient encore l’accusation, des employés aussi vulnérables n’ont pas pu valablement consentir à leurs conditions de travail déplorables. Lire la suite.