D’un délit d’initié en France à un téléphone américain, comment l’Espagne a remonté la piste de l’ex-premier ministre José Luis Zapatero, soupçonné de trafic d’influence

Mercredi 17 juin 2026

La coopération judiciaire entre plusieurs pays, dont la France et la Suisse, a permis de débusquer un réseau international utilisant « des canaux financiers opaques », qui aurait notamment servi à rémunérer l’ancien dirigeant socialiste.

Par Guillaume Daudin

Publié aujourd’hui à 08h53, modifié à 10h27 Temps de Lecture 5 min.

C’est ce qu’on appelle l’effet papillon. Une obscure affaire de délits d’initiés détectée en France a contribué à alimenter ce qui est devenu l’un des plus importants scandales de l’histoire politique espagnole récente, propre à ébranler le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). José Luis Zapatero, chef du gouvernement de 2004 à 2011, figure historique et particulièrement respectée de la gauche hispanique, poursuivi depuis mi-mai, est entendu par un juge mercredi 17 juin. Un fait inédit pour un chef ou ex-chef du gouvernement dans la période démocratique de ce pays. Il est soupçonné d’être intervenu de façon irrégulière dans le sauvetage à 53 millions d’euros d’une compagnie aérienne en 2021.

Que vient faire la France dans cette histoire ? Selon des éléments de l’enquête dont Le Monde a eu connaissance, en collaboration avec le média espagnol Infolibre et le consortium de journalistes Organized Crime and Corruption Reporting Project, l’un des éléments-clés du dossier a été mis au jour au terme de discrètes investigations Lire la suite.

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