Nissan et Mitsubishi réclament près de 8 millions d’euros à Carlos Ghosn

Vendredi 18 janvier 2019

Nissan et Mitsubishi réclament près de 8 millions d’euros à Carlos Ghosn

L’homme d’affaires est accusé d’avoir perçu indûment cette somme de la part d’une entreprise codétenue par Nissan et Mitsubishi.

Par L’Obs avec AFP Publié le 18 janvier 2019 à 11h46

Nissan, à l’origine de l’enquête qui a fait tomber le tout-puissant Carlos Ghosn, affirme vouloir récupérer ce qui lui a été « volé », à commencer par plusieurs millions d’euros qui ont été, selon le constructeur japonais, indûment versés à son ex-patron via une filiale néerlandaise.

Le dirigeant de 64 ans « a reçu une rémunération totale de 7.822.206,12 d’euros (taxes comprises) » de la part de Nissan-Mitsubishi B.V. (NMBV), précise Nissan dans un communiqué. La co-entreprise, détenue à parité par les deux groupes automobiles japonais, avait été fondée en juin 2017 « avec pour mission l’exploration et la promotion de synergies au sein du partenariat ».

Quelques mois plus tôt, Carlos Ghosn s’était porté au secours de Mitsubishi Motors, empêtré dans un scandale de falsification de données. Et déjà avait-il formé le dessein, avec son bras droit Greg Kelly arrêté en même temps que lui, et d’autres complices non nommés, de « percevoir des revenus confidentiels via une structure non-consolidée aux Pays-Bas », affirme Nissan.

« Généreusement payé »

Finalement, en 2018, « il s’est signé un contrat sans discuter avec les autres membres du conseil d’administration de NMBV que sont le PDG de Nissan Hiroto Saikawa et le PDG de Mitsubishi Motors Osamu Masuko. Ils n’ont pour leur part touché aucun revenu », poursuit le constructeur. Lire la suite.

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