Mitterrand : l’occultation persistante de la « part d’ombre » coloniale

Mardi 13 janvier 2026

Dans la production audiovisuelle comme dans la classe politique, il y a peu de monde pour s’interroger, trente ans après la disparition de l’ancien président de la République, sur la manière dont son action fut déterminée par une conception impériale de la nation française. Des ouvrages récents le permettent.

Fabien Escalona 13 janvier 2026 à 14h03

La négligence scénaristique est symptomatique. Dans la série de France Télévisions consacrée à la vie de François Mitterrand, dont la diffusion s’est achevée hier soir et coïncidait avec le trentenaire de sa disparition le 8 janvier 1996, sa participation active à l’entreprise impériale française a été largement éludée.

[…] Il a été directement impliqué dans sa gouvernance en tant que ministre sous la Quatrième, de l’outre-mer puis de l’intérieur et de la justice. Une fois à l’Élysée, il a maintenu les réseaux de la Françafrique, tandis que son second septennat a été marqué par les « responsabilités lourdes et accablantes » de l’État face au génocide des Tutsis au Rwanda, d’après la formule du rapport Duclert. Lire la suite.

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