Selon plusieurs articles de presse, Henri de Croÿ aurait mis sur pied à Carthagène et à Barú un portefeuille immobilier constitué d’hôtels, d’édifices historiques et de propriétés de luxe acquises par le biais de sociétés enregistrées aux îles Vierges britanniques, au Panama et aux Emirats arabes unis. Plusieurs de ces propriétés seraient liées à des structures attachées au groupe Helin, une société qui est la cible d’enquêtes en Belgique, en France et en Suisse pour optimisation fiscale.
Surnommé « le prince noir »
Disposant également des nationalités française et colombienne, le prince Henri de Croÿ avait déménagé en Suisse à la fin des années 1990. Surnommé « le prince noir » à l’époque, il a été au cœur d’un scandale de fraude fiscale en Belgique dans les années 2000. Après dix ans de procédure, il a finalement été acquitté en 2015. Son nom a refait surface en 2018 dans le cadre des Dubaï Papers, une vaste enquête journalistique qui dénonçait des opérations financières et des sociétés montées dans des paradis fiscaux. Selon la presse colombienne, Henri de Croÿ est visé par des enquêtes internationales se penchant sur des mécanismes d’évasion fiscale et de blanchiment d’actifs.